KILOU
LES BOUCHERS ITALIENS NE L'assassineront pas ! 

ANNIVERSAIRE  : 12 JANVIER 2003
ARRIVE AU REFUGE  LE : 5 MARS 2004
- ANE DU BERRY- Hongre
Kilou se retrouvait à la Foire de Maurs où sont réunis ânes et chevaux pour les boucheries d'Italie.
Nous l'avons racheté en même temps que JOLIENUAGE (jument comtoise aveugle) et avons traversé toute la France en camionnette pour les sauver.
Kilou a une personnalité bien affirmée . 
Voici toute son histoire
Nous avions entendu parler que 3 à 4 fois par an se déroule en France à Maurs dans le Cantal une grande foire où sont vendus près de 2000 chevaux la plupart pour devenir du saucisson italien.   Nous avons donc décidé de nous y rendre afin de voir de nos propres yeux l’ampleur et de la situation et après onze  heures de route, nous avons fini par dénicher ce petit village retiré de tout où autour d’un vaste hangar se tient ce marché gigantesque de chevaux qui fait la honte de la France.
Il y règne là une agitation perpétuelle, un brouhaha sans nom composés du défilé de camions remplis de chevaux, du débarquement et embarquement brutal des animaux et des coups de canne assenés avec violence.
Là se massent les grossistes en viande italiens au coeur sec et dur.  Dans les jours qui suivent tous les chevaux qui sont là périront par le couteau et les bouchers se frottent déjà les mains des bénéfices rémunérateurs qu’ils produiront ainsi en écrasant ces vies dont ils n’imaginent même pas sensibilité.
Une autre horreur bourdonne gravement en ce lieu, il s’agit des poulains de trait en très très grand nombre.
Ils sont à chaque marché probablement plus de 400 poulains de chevaux lourds (traits) à peupler chaque fois ce marché de la honte.  Je n’ai jamais vu rassembler en un lieu autant de poulains de trait.
Poulains couvés par la tendresse de leurs mères et séparés à partir de l’âge de 5-6 mois pour constituer  la cargaison épouvantable d’un boucher italien.  Il n’est que trop facile de faire naître chaque année un bébé de trait et le revendre quelques mois après (entre 400 à 600 euros).  L’argent tombe vite dans les escarcelles !
Aussi des paysans de toute la région font en grand cet exécrable élevage où le poulain de trait est une monnaie qui a cours. Cet odieux trafic est généralement admis, le public local n’y répugne pas et les pouvoirs publics le protège.  Comment ne pas être hors de nous lorsqu’on assiste à l’embarquement inouï de ces poulains en complète panique qui n’ont plus que quelques jours à vivre . Les voir ainsi matraquer par ces brutes surexcitées souvent par l’alcool et se réjouissant déjà de la réussite de leurs affaires est un spectacle affligeant.

Au milieu de ce tohu-bohu général de Maurs, Pili et moi avons aperçu une petite jument de trait (10 mois) les yeux en boule complètement aveugle,  perdue parmi tous les autres chevaux, absolument désemparée.. et anéantie par sa présence en ce lieu de misères.
Très vulnérable, craintive, cette pouliche bouleversée n’arrêtait pas de se faire mordre et d’être malmenée par un autre co-détenu et à la moindre morsure se tapait  plusieurs fois dans les barrières de son enclos.  Ne voyant rien, tout ne pouvait qu’amplifier sa peur.  Ce jour-là tout se décomposait pour elle !
Une tristesse immense nous étreignait en observant cette malheureuse dont on ne pouvait qu’envisager l’avenir noir, court et lamentable. 
A la vue de cette infortunée, nous imaginions les maux terribles qu’allait endurer cette inoffensive jument.  Les scènes hideuses et violentes  de l’embarquement, les centaines et centaines de kilomètres parcourus longuement,  douloureusement et l’effroyable réalité de l’abattoir où à coups de bâton on  conduira brutalement  la malheureuse devant son bourreau.  
Le tumulte des idées était tel que notre coeur refusait cette situation  inadmissible et monstrueuse.
Personne ne se préoccupait de cette malchanceuse, aucune pitié n’était à espérer de la part de ces maquignons et bouchers endurcis et insensibles.  Ce sont des gens durs,  chez qui la passion de l’argent remplace tout .  Des gens  vils et bas qui n’ont jamais pu penser que leurs captifs pouvaient  être au supplice et souffrir. 
On ne pouvait  laisser ainsi cette petite jument de trait , notre coeur parla plus fort que notre raison , tout nous était égal .
Pili me dit : si tu parviens à l’acheter, moi je me fais fort de trouver un moyen de transport.    Je l’ai achetée.  Nous ne pouvions accepter cette injustice criante : cela aurait été un crève-coeur pour nous!  Dans la foulée nous sauvons aussi un malheureux âne qui allait immanquablement partir pour devenir du salami.
Nous voilà donc avec ce poulain de trait  et cet âne  à 900 km de Couvin et ne disposant que de notre voiture ! (devant les innombrables péripéties administratives et  face au trajet extrêmement long avant de nous rendre à Maurs nous n’imaginions vraiment pas sauver un équidé là)
Comment réussir  à les amener chez nous ?  Pili a téléphoné a ses relations professionnelles et elle a dégoté à 25 km de ce village perdu dans la cambrousse une camionnette à louer. Celle-ci n’est pas équipée pour transporter des chevaux mais on fera avec! C’est cela ou la mort des deux équidés !  Le voyage n’est pas sans difficultés... Nous nous arrêtons fréquemment (toutes les deux heures) pour laisser les animaux récupérer et  la peur au ventre nous craignons un contrôle quelconque ou que les animaux bousculés foncent dans une portière et l’explosent.  Oui c’était fou, oui c’est quelque part irresponsable mais comme l’a très bien dit ma coéquipière, pour le même prix la petiote était dans un camion italien où elle aurait probablement été piétinée par ses congénères pour terminer en salami. Alors il fallait prendre des risques, il fallait agir !  C’est notre amour plus fort que tout et la révolte brûlante  qui nous ont  guidé Pili et moi et qui ont  permis de réussir. 
Nous engageons tous ceux et celles qui sont  déchirés par une injustice,  même si ils sont isolés et  au-delà de grandes difficultés à mettre tout en jeu  pour trouver une solution. Vouloir c’est pouvoir, agir c’est réussir : tel a toujours été ma   devise d’autant plus lorsqu’il s’agit de sauver une vie. Lorsqu’on veut, croyez-moi, on parvient toujours.  La volonté et l’amour sont inventifs à l’infini.
Aujourd’hui «Jolie Nuage» (nom donné à la petite jument) et «Kilou» l’âne vivent le jaillissement impétueux de toute la joie de vivre ici à notre domaine.  Le coeur gonflé de bonheur  et de gratitude, ils nous remercient en silence, reconnaissant qu’on les a aidés à sortir de cet enfer et hyper heureux de connaître notre Paradis et surtout un merveilleux avenir. 

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