COUQUE DE MEDOUR
Si étincelant d’intelligence
ANNIVERSAIRE : 18/06/2000
ARRIVE AU REFUGE LE : 18/06/2001
PONEY SHELTAND HONGRE
DECEDE(E) LE 9/10/2006
Couque de Médour est certainement l’équidé le plus intelligent, le plus coquin, le plus indiscipliné que notre domaine ait connu.
Il allait où il voulait , ne s’encombrant pas des clôtures électriques, même si il recevait une décharge en touchant les cordons.... non ce qui comptait pour lui : c’était la liberté , faire ce qu’il désirait, brouter l’herbe là où il en avait envie, aller jouer avec de nouveaux copains et aussi et surtout, c’est si gai, faire courir à grandes jambes les membres de notre équipe.
C’est amusant, il fallait nous voir alors revenir sur nos rotules complètement épuisés.
Couque était destiné pour l’abattoir , il a été racheté par notre oeuvre avec un lot de 6 autres poneys destinés à la boucherie.
Hélas c’est un véritable drame qui s’est abattu au refuge par un matin gris d’octobre. Nous avons découvert notre poney Couque de Médour mort en prairie.. Agé de 6 ans, Couque de Médour était le chef du troupeau des shetlands. Il était en pleine forme et rien ne présageait ainsi sa fin. A l’observation de sa dépouille : rien ne semblait indiquer qu’il ait été victime d’une colique ou aurait été blessé par un de ses congénères. De prime abord, nous songions à une éventuelle faiblesse cardiaque de l’animal.
A treize heures, le même jour, nous apercevions Jason, un autre poney se trouvant sur la même prairie que Couque qui allait très mal. Couché, il ne parvenait plus à se relever et avait la respiration haletante... Nous avons appelé immédiatement notre vétérinaire qui s’est empressé de venir. Le coeur de Jason battait très vite , notre poney n’avait pas de fièvre mais de grosses difficultés respiratoires et des raideurs spectaculaires des membres.
Avec notre vétérinaire, nous craignions la présence de myopathie atypique, cette épouvantable maladie qui sévit à cette période de l’année et qui terrasse les chevaux . Maladie extrêmement grave et douloureuse qui sévit en Belgique dans le sud sillon Sambre et Meuse et hélas la plupart du temps fatale car se caractérisant par une dégénérescence de groupes musculaires intervenant dans la respiration ou le coeur.
Notre vétérinaire fit des prélèvements sanguins mais les résultats d’analyse en urgence n’ont rien révélé et la mort dans l’âme devant la détresse épouvantable de Jason (qui étouffait) nous avons dû nous résigner à l’endormir.
Juste après avoir endormi notre brave Jason, nouvelle catastrophe : PetitPrince était tout flagellant... il luttait pour ne pas tomber. On accourut et on constata hélas les mêmes signes... coeur battant 80 minutes, le poney tituba, polypné, pupilles dilatées sans réaction au test de la menace , absence de réaction aux bruits, et raideur des muscles.
On décida de le mettre en box , sous perfusion pour ses reins, on lui injecta de la finadine et du myogaster (pour les muscles).
Hélas à vingt et une heures , en voyant Petitprince suffoquer, nous avons dû endormir notre brave petit poney.
En un jour : nous avions perdu 3 équidés. Nous avons envoyé les dépouilles de nos protégés aux facultés universitaires de Liège au service autopsie afin de déceler ce qui s’était passé. Hélas malgré les investigations poussées opérées par ce service, celui-ci n’a rien pu diagnostiquer.
Seule la présence inexpliquée d’hémorragies cérébrales . La faculté universitaire conserve d’ailleurs les cervelets des équidés au cas où se reproduirait une telle situation que les chercheurs ne comprennent toujours pas à l’heure actuelle... Vraiment 2006 a été une année pourrie pour nous....
